hippodrome des Bruyères
Mardi, 09 Février 2016 20:00

bruyeres Ce champ de courses rouennais qui, durant 144 ans, s’imposa comme l’un des plus importants de France couvrait 28 ha sur les communes de Sotteville-lès-Rouen et Saint-Etienne-du-Rouvray. Il vit courir sur sa piste les plus prestigieux chevaux et cavaliers du pays …

M.C.

… qui, ensuite, s’illustraient sur les terrains de la Capitale. Temple du trot et du galop, les Bruyères furent longtemps aussi l’un des hauts lieux de sociabilité de Rouen, où des foules se retrouvaient dans une même passion de ce sport.

Pourtant, malgré d’importants travaux au début des années 1970 et 1990, l’hippodrome avait mal vieilli, avec ses tribunes en bois datant des années 1860 et ses équipements vétustes mal adaptés aux nouvelles attentes du sport hippique. Faute de capacités financières suffisantes pour lui redonner son lustre d’antan, la Société des Courses de Rouen préféra déménager vers le nouvel hippodrome de Mauquenchy, dans le pays de Bray. Le 13 mars 2005 eut lieu la dernière journée de courses aux Bruyères.

Mais l’histoire de l’hippodrome ne se limite pas à cette vocation hippique. De 1858 à 1883, son site fut d’abord utilisé par l’Armée pour l’entraînement de la cavalerie. De 1914 à 1918, les installations accueillent des hôpitaux militaires alliés où seront soignés plus de 100.000 blessés et malades rapatriés du front. De 1939 à 1945, les pelouses du champ de courses accueillent successivement un camp militaire anglais, puis un camp allemand de prisonniers de guerre, avant d’héberger, à la Libération, une base de l’armée américaine.

De ces différentes pages d’histoire, souhaitons que le futur parc urbain des Bruyères qui prendra naissance à partir de 2017 témoigne par une plaque commémorative. Propriété de la Métropole Rouen Normandie depuis décembre 2015, l’ancien hippodrome va être transformé, dans le respect de sa biodiversité, en différents espaces dédiés au sport, à la promenade, à la détente mais également à l’agriculture par le biais de l’installation d’une ferme permacole pédagogique de plus de 2 hectares.